Pérou et Bolivie: L'horizon à portée de main | |
06 aout 2008 : Un voyage interminableNous quittons La Paz vers 19h30 pour Uyuni, pas de train pour cause de grève et de blocage, nous prenons le dernier bus libre, le bus Omar, inconfortable au possible et sans commodites! Premiers constats: il n y a pas de place pour les jambes et mon siège est bloque à la verticale. Le trajet doit durer 12h, dont la moitie sur des routes epouvantables. Par chance, mon voisin belge, Wim, est sympa et nous discutons une bonne partie du chemin. Heureusement, car en definitive, le voyage durera 22h! En effet, dès 21h, nous subissons de multiples arrêts sans raison ni explication, parfois à un peage, mais le plus souvent en rase campagne. Du fait des retards, pas d arrêt repas à Oruro. Vers 1h du matin, nous stoppons dans une rue deserte de Poopo (inutile de chercher sur une carte, c est minuscule!) Tout est bien sûr eteint et ferme, mais il y a pourtant des passants dans la rue. Bientôt, nous entendons une salve d explosions, sans doute des petards. Au bout de 20mn, le bus redemarre, fait demi-tour, semble traverser un champ vu les soubresauts qui nous secouent et nous pouvons observer la raison de notre arrêt: un bloceo, un barrage organise par les mineurs avec un immense feu. Nous passerons la nuit, glaciale, au bord de la route pour La Paz, sous les etoiles, les feux des barrages flambant à quelques centaines de mètres. Nuit glacee et inconfortable, dans l expectative: Pourrons nous atteindre Uyuni ou devrons nous retourner sur nos pas? Au matin, le chauffeur nous propose de rejoindre Ururo pour attendre les consignes de la compagnie et decider de notre itineraire. Mais une demi-heure plus tard, nous stoppons à nouveau au milieu d un desert plat et poussiereux: on capte ici, au milieu de nulle part et le chauffeur attend l appel de son patron. Solution A: retourner à La Paz, solution B: retourner au barrage que nous traverserons à pied pour changer de bus et prendre le Uyuni-La Paz qui ferait demi-tour, solution C: prendre un long detour et payer davantage pour rejoindre Uyuni. A 8h du matin, après 12h de confinement et de jêune, tout le monde ou presque est d avis de retourner à La Paz! En definitive, après un the et un pain frit à Oruro, le moral des troupes est de retour: les barrages sont leves, nous repartons. Cependant, nous ne sommes pas au bout de nos peines: la route est epouvantable, les amortisseurs du bus sont morts (je suis assise sur une roue arrière!), la fenêtre couine, les porte-bagages grincent et le moteur hurle à la mort, tandis que nous sommes ballotes de droite et de gauche et que les sacs et les manteaux menacent de quitter leur rangement. Je sens vibrer mes articulations, s agiter mes intestins, s entrechoquer mes os. De nombreuses pauses-reparation sont necessaires, ce qui nous permet de tester les toilettes boliviennes: en plein milieu du desert plat à mourir, 4 cinquantenaires bresiliennes tiennent une couverture en travers de la routepour nous abriter des regards indiscrets. Bien sûr, il faut se depêcher avant l arrivee d un camion si l on tient à ses fesses! Nous arrivons à Uyuni à 17h30, epuiss et affames. De joie, j en vomirai ma clementine de la journee! Ici, les gens ne sont même pas au courant des blocages, les autres bus sont arrives avec 4h de retard, à cause des pannes et accidents. Notre depart pour le Salar est prevu pour le lendemain et Wim et un couple de colombiens, Diego et Jenny nous accompagneront. Publié à 06:46, le 12/08/2008, Mots clefs : { Page précédente } { Page 16 sur 47 } { Page suivante } |
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